Élimination ou recyclage ?

Élimination ou recyclage ?

Que deviennent les médicaments collectés ?

Les médicaments non utilisés (MNU) font l’objet d’une incinération à part, avec valorisation énergétique, dans les unités d’incinération d’ordures ménagères.

 élimination ou recyclage : à incinérer

Crédit ©Laurent Mignaux/METL-MEDDE

 

Que deviennent les déchets de soins collectés ?

Selon les cas, les déchets d’activités de soins à risques infectieux (Dasri) sont :

  • Soit orientés vers une filière de traitement thermique pour être incinérés en tant que Dasri. C’est le cas de près de 68 % des Dasri collectés en Rhône-Alpes ;
  • Soit pré-traités par désinfection. Appelé aussi « banalisation » et opéré dans des installations classées pour la défense de l’environnement, ce pré-traitement, en général thermique et associé à un déchiquetage ou un broyage, consiste à réduire la contamination microbiologique des déchets afin de réduire les risques infectieux. Après banalisation, les Dasri ont le statut d’ordures ménagères et sont envoyés en unité d’incinération d’ordures ménagères ou en installation de stockage des déchets non dangereux. C’est le cas de 32 % des Dasri collectés en Rhône-Alpes.

La quasi-totalité des Dasri produits en Rhône-Alpes (92 % en 2010) sont traités dans la région et le reste principalement en Auvergne. La région rhônalpine compte en effet 7 installations collectives de traitement des Dasri : 4 unités d’incinération et 3 unités de banalisation.

 élimination ou recyclage : banalisation

 Crédit ©Laurent Mignaux/METL-MEDDE

 

Que deviennent les radiographies obsolètes ?

Les radiographies collectées sont confiées à des prestataires spécialisés dans leur traitement (Rhône-Alpes Argent, Recycl-M…) :

  • L’argent extrait des radios argentiques est recyclé dans l’industrie (informatique, batteries, panneaux solaires…) ;
  • La matière plastique qui constitue le support de la radio, généralement du polyester, est recyclée ou fait l’objet d’une valorisation thermique.

Les radiographies argentiques peuvent aussi être données à des ONG (Ordre de Malte…) ou à des associations caritatives qui les vendent ensuite à des prestataires spécialisés dans la récupération de l’argent, pour financer leurs projets humanitaires.